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Sommaire
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» Historique
» Roue à aubes
» La forge
» Le repoussage
» L'emboutissage
» La dinanderie
» Le Cuivre

 


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visites

Il n'y a plus de "visites" pour le moment.
Le Magasin et les ateliers sont fermés au Public depuis octobre 2010
Nous cherchons actuellement des solutions pour une réouverture prochaine.
En attendant, vous pouvez toujours passer vos commandes d'articles en Cuivre sur notre site internet : www.cuivreriedecerdon.com
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Historique

Création

En 1854 Charles Eugène Main, crée son entreprise avec ses 2 fils Joseph et Charles Eugène, ici, dans les locaux d’un vieux moulin à papier sur “le ruisseau de la Suisse ” qui fournira l’énergie recherchée.
C’est la seule raison de l’implantation de l’usine à Cerdon, il n’y a jamais eu de cuivre dans le sous–sol de la région.
La roue du moulin, qui ne fonctionne pas à l’heure actuelle, entraînait tout d’abord, les tourets à polir (seules machines utilisées au départ de la cuivrerie), puis la presse à balancier.

Développement

Le développement de l’entreprise est rapide. Ceci est dû essentiellement à deux grands marchés :
· Les articles pour l’Afrique du nord et l’Orient:
plateaux, aiguières arabes et turques, braseros, bouilloires, bouillottes... partent à pleins bateaux vers Algérie, Tunisie, Liban...

· Les pièces d’orfèvrerie hôtelière en « Maillechort »:
deux métallurgistes français, Maillot et Chortier (Maillechort) viennent d’inventer un nouvel alliage (cuivre + nickel + zinc) qui présente de très bonnes qualités de résistance mécanique et d'inoxydabilité….mais dont la mise en forme pose problème.
La maison Main, après de longs et coûteux essais, contribue à résoudre ces difficultés et crée de nouveaux et nombreux modèles.

Les pièces d’orfèvrerie hôtelière en maillechort argenté ont orné pendant plus d’un siècle, des palaces et paquebots du monde entier.
Une vitrine présente une collection des années 1920.

Au début du XX ème siècle, les ouvriers cerdonnais « dinandiers, repousseurs, batteurs de cuivre » (surnommés les Magnins) sont renommés dans le monde entier.

La cuivrerie de Cerdon qui compte alors près de 80 ouvriers, est parmi les plus importantes de France!


L’Entre deux guerres

1910-1920
Période difficile de la première guerre mondiale. Les effectifs sont dramatiquement réduits, mais les activités à l’export ne faiblissent pas. Un nouvel atelier de repoussage est construit pour 12 tours, entraînés par une troisième roue à aubes.

1924

Elle arrive directement des Etats-Unis dans d’innombrables caisses, c’est la grosse presse à emboutir.


La Récession

En 1950
il reste un vingtaine d’ouvriers.

A partir de 1965,
C’est la récession. L’exode rural a réduit le potentiel « main d’œuvre » local.
La concurrence étrangère se fait présente. Le parc du matériel technique ne peut pas être renouvelé et les conditions de productivité ne sont plus réunies.
Les marchés « grande production » deviennent inaccessibles et le circuit de distribution n’est plus adapté.

1973
Alors qu’il ne reste plus qu’une dizaine d’ouvriers, l’usine est vendue à des étrangers.

Fin 1979
C’est la liquidation des biens.
Les bâtiments se délabrent… c’est l’annonce de la ruine physique et économique. Plus personne ne veut de cette usine…sinon les ferrailleurs.


La Résurrection

Début 1980
Deux Cerdonnais, descendants d’ouvriers de l’usine et donc passionnés pour son histoire, engagent le pari de redonner vie à ces lieux, en misant sur l’ouverture au grand public.

Les machines installées dans les ateliers depuis l’origine sont remises en état.
Des journées « portes ouvertes » sont organisées, puis devant le succès de la formule, les visites commentées ont lieu 7 jours sur 7.

Dans un même temps, les activités reprennent et des jeunes sont engagés et formés.
En 5 ans, 14 emplois seront crées et la cuivrerie accueillera alors plus de 80000 visiteurs par an.

1985
Création d’un atelier annexe pour fabriquer des sulfateuses en cuivre (200 par mois).
Trois ans plus tard, c’est terminé. Le plastique a eu raison du cuivre.

1986
Création de « Presti-France », société et marque de récompenses sportives.

1989
Daniel De Bortoli est sacré « MEILLEUR OUVRIER DE FRANCE » Dinandier d’art. titre décerné tous les 4 ans.

1992
création d’un département « Emaillage », émaille synthétique. Cette nouvelle activité nous permet de répondre à la demande de notre filiale PRESTI FRANCE qui doit profiter de la « folie » du pin’s.

1994
Création dans nos ateliers d’un département étain.

1998
Jean Becker, grand cinéaste français, vient à la cuivrerie de Cerdon pour tourner une séquence de son film : « Les Enfants du Marais ».

Tout l'historique en video, sur Rhone-Alpes.tv:

http://www.rhonealpes.tv/voyage/index.html?idVideo=vid060003

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La roue à aube

La première roue à aube, celle du moulin est aujourd'hui arrêtée.

Quant à la seconde (photo), installée en 1860 pour entraîner les martinets, elle a plus tard été élargie (augmentation de la puissance) pour entraîner la grosse presse américaine qui fonctionne toujours ainsi depuis 1924.

Une troisième roue avait été mise en place afin d'actionner les tours à repousser mais elle attend aujourd'hui d'être restaurée pour pouvoir de nouveau fonctionner.


Roue à aubes
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La forge
La forge

Elle fût mise en place dès la création de l'usine puis agrandie au début du XXième siècle.
La forge était l'outil essentiel du métier. Aujourd'hui nous l'utilisons lorsque nous travaillons à l'ancienne pour :
Recuire : Lorsqu'on travaille le cuivre, au bout d'un certain temps, il s'écrouit c'est-à-dire qu'il se durcit. Le recuire, c'est monter sa température jusqu'à 600°C pour ensuite le plonger dans un bain d'eau froide. L'article retrouve alors sa malléabilité et peut de nouveau être déformé sans risque de casser.
Braser pour assembler et rendre étanche.
Forger des anses de chaudron et autres petits articles.
Patiner les objets. Ils ont ainsi un aspect de surface particulier et vieilli. Après ce stade de finition, les objets sont cirés ou vernis.

Le four à Propane est utilisé pour recuire les ébauches lors d'un travail par emboutissage ou par repoussage.
Il permet un recuit plus régulier qu'à la forge.

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Atelier de repoussage

Présentation de l'atelier
Il fût crée en 1915. Les machines de cet atelier étaient entraînées par la troisième roue à aubes (qui ne fonctionne plus). Aujourd'hui les tours à repousser sont activés par un moteur électrique.
Toutefois, le système de transmission originel (axe central, poulies et courroies) a été conservé et fonctionne toujours.

Les tours à repousser
Les tours sont desservis par l'arbre central. Ils bénéficient d'un débrayage très simple : une courroie entraîne le tour qui court sur une poulie dite "folle" car elle tourne sur elle-même. Le tour qui est alors inactif est activé en faisant basculer la courroie sur une poulie fixe.
Des mandrins de différentes tailles et formes sont adaptés sur les tours. Par le repoussage de disques de cuivre sur ces mandrins, des objets prennent vie.

La technique du repoussage
Un disque de cuivre est fixé sur un mandrin installé sur le tour qui est ensuite activé. A l'aide d'une "cuillère" (outil à repousser) le disque de cuivre est alors repoussé de telle sorte qu'il épouse la forme du mandrin.


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Le repousseur
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La presse américaine de 1924
L'emboutissage

Elle possède une poussée de 150 tonnes soit plus de trois fois la poussée de son ancêtre : le balancier à friction.
Elle est entraînée par une roue à aube.
Six mois d'installation et de réglages ont été nécessaire après son arrivée par bateau des Etats-Unis en 1924.

L'emboutissage se déroule en trois mouvements :

Installation du disque de cuivre:
Le disque de cuivre est posé sur la matrice. La machine qui est actionnée par une simple pédale, descend le serre-flan pour immobiliser le disque. Ainsi, lors de l'emboutissage, le disque ne bougera pas.
Action du poinçon:
Le poinçon qui est la partie supérieur du moule, descend afin d'emboutir le disque de cuivre.
Puis l'éjecteur :
l'éjecteur est situé à l'intérieur de la matrice qui est la partie inférieure du moule. Il permet de sortir la pièce une fois qu'elle est achevée.


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La dinanderie

Le poste de dinanderie est équipé de maillets, de marteaux et de tas, de formes différentes.

La restauration
C'est le poste où les cuivres sont rénovés entièrement ou partiellement.
Ressouder, décabosser, décaper, refaire une pièce...
Voilà ce que particuliers et antiquaires peuvent demander.

La fabrication et le Ciselage
Les objets réalisé "à l'ancienne" sont mis en forme sur ces tas puis assemblés à la forge (brasage et recuit).
Ces articles peuvent être ornés de motifs ciselés d'après nos modèles, d'un dessin ou de photos (sur demande).

Dans les ateliers de la Cuivrerie est exposée la réplique exacte d'une cafetière à balustre. Elle a été réalisée dans le cadre du concours du Meilleur Ouvrier de France en 1989, catégorie "dinanderie". Cette pièce est le résultat d'un travail de 700 heures pour lequel nous avons obtenu la médaille d'or.


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Le dinandier en action
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Le Cuivre - Fiche Technique

Historique

Le cuivre a joué un rôle des plus importants dans le développement des civilisations. Il a trouvé son origine dans plusieurs sites, et notamment à Chypre, d’ou son nom : Aes Cyprium.
Il est difficile de situer exactement le moment de l’apparition des premiers objets en cuivre, mais il est vraisemblable que des outils et des armes de chasse sont apparus vers 5000ans avant J.C., époque à laquelle ce métal existait à l’état natif, c’est-à-dire pur de toute combinaison.
Dans les temps modernes, le cuivre a connu un essor extraordinaire avec le développement de l’électricité dès le début du XX ème siècle.
De nos jours, les applications électriques représentent la moitié de la consommation.

C’est de tous les non ferreux celui dont la consommation est la plus forte après l’aluminium.

L’extraction

Le premier producteur au monde est le Chili, la France ne dispose d’aucune réserve minière substantielle.

Le cuivre n’existe plus dans la nature à l’état natif, comme dans l’antiquité.
Selon la forme des gisements et leur profondeur il existe 2 types d’exploitation :
· Les mines à ciel ouvert
· Les mines souterraines

L’exploitation à ciel ouvert a lieu lorsque les gisements sont relativement proches de la surface du sol, de façon à ce que les travaux d’excavation et de terrassement puissent se faire dans les conditions économiquement rentables.

A la surface du globe, les minerais de cuivre se présentent généralement sous 2 formes :

· Les minerais sulfurés (80% de la production mondiale) :
La chalcopyrite, la chalcosine, la bornite, la coveline.

· Les minerais oxydés
Malachite, cuprite, azurite, dioptase.

Un minerai est considéré comme riche à partir de 1,8% de cuivre pur.


Le Recyclage

Le cuivre peut être facilement récupéré. Il ne se dégrade pas, ne rouille pas et garde ses propriétés et son aspect.
Le recyclage peut théoriquement opérer à l’infini et il n’est pas exagéré de considérer que 75% du cuivre en circulation est récupérable.

On peut classer les déchets en deux catégories :
· Les »déchets neufs », c’est à dire les déchets industriels qui sont des déchets de fabrication, assimilable au métal brut et réutilisable immédiatement.
· Les »déchets de récupération » ou vieux déchets à savoir tous les produits contenant du cuivre et qui sont appelés à être récupérés, après avoir rempli l’usage auquel ils étaient destinés.

La part du cuivre recyclé dans la consommation française est de l’ordre de 30%.

Les Propriétés

Fiche signalétique :

· Symbole : CU
· Densité : 8,89kg/dm3
· Température de fusion : 1083° ( il bout vers 2595°C)
· Avec l’or, le seul métal naturellement coloré
· Le meilleur conducteur de l’électricité et de la chaleur après l’argent.

Résistance à la corrosion

Le cuivre et ses alliages ne sont pas attaqués par l’eau ni par un grand nombre de produits chimiques.
Lorsque le cuivre doit évoluer en milieu marin on l’allie généralement à l’aluminium (cupro-aluminium) ou au nickel (cupronickel).

Propriétés biologiques

Le cuivre a autrefois été considéré comme un poison dangereux, en particulier sous forme de vers de gris qui est un des nombreux oxyde de cuivre.
On sait maintenant que le cuivre est nécessaire à la vie : l’homme et les animaux ont besoin d’absorber quotidiennement quelques milligrammes de cuivre pour assurer la formation de l’hémoglobine du sang.
Il n’existe pas de maladie professionnelle dans l’industrie du cuivre.
Le cuivre a des propriétés bactéricides reconnues. Il détruit les micro-organismes et les bactéries et assainit les canalisations pour la distribution de l’eau.

Ces caractéristiques confèrent au cuivre et à certains de ses alliages, comme le cupronickel, des propriétés anti-fouling, qui consistent à empêcher la fixation d’algues et d’organisme marin.

Les sels de cuivre, comme le sulfate, présentent des propriétés fongicides mises à profit pour la viticulture et l’agriculture.

Malléabilité et plasticité

Le cuivre est un métal extrêmement ductile. Non allié, il n’y a pratiquement pas de limites à son travail à froid. Le cuivre et ses alliages cuivreux, se martèlent en feuilles très minces et s’étirent en fils extrêmement fins.

Esthétique

C’est avec l’or, le seul métal nettement coloré. La couleur naturelle du cuivre est rose saumon, mais il apparaît souvent rouge par suite de son oxydation superficielle.
Soumis aux intempéries lorsqu’il est utilisé en toiture, le cuivre prend dans un premier temps une couleur brun foncé, puis une patine vert clair très adhérente, qui le protège de toute oxydation.

Amagnétisme

Le cuivre est amagnétique. cette propriété lui vaut de nombreuses applications, en tout premier lieu dans l’horlogerie, mais aussi dans la construction électrique et électronique et dans l’armement (dragueurs de mines).

Infos recueillies par Michel Lebeux ( un guide passionné ! )
Supports divers ( documentation "Centre Technique du Cuivre", Internet, ... )


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Cap On Line Réalisation